L’amour

L’amour

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Amour et psyché, Anthony Van Dyck

L’amour c’est stimulateur, révélateur, libérateur…

L’amour c’est mystérieux. Ça fait peur. On préfère la rationalité. Elle est sûre. La rationalité est liée à l’intellect. L’intellect, c’est valeureux. L’intellect, c’est la science. La science, c’est la société. La société, car elle valorise et choie de tout son cœur la science…L’aime, donc. Par conséquent, l’amour surpasse instantanément la rationalité, même si sous-jacent et oublié.

La rationalité, c’est bien beau contre ce qui sonne « faux », mais écouter son cœur permet de vaincre les plus tenaces des peurs. Cela reste la plus sûre des valeurs…

L’amour engendre : bienveillance, compassion, joie, partage, soutient, protection, estime, don de soi et bien d’autres aspects positifs…

Il est une chose plus puissante que d’aimer un être, que l’amour de cet être, et cette délicate précieuse « chose »; c’est l’amour de l’amour.
Que cela est beau d’aimer, d’explorer ces émotions, ces sentiments.
Face à l’autre, le cœur parle si fort, qu’il nous endort de ces belles paroles.
Ah très chère ratio, le droit chemin disparaît de ma vue…Je vois amour, je pense amour, je ressent amour, je ne sais même plus si j’existe…

Parfois, l’amour rend fou. Souvent, nous fait tourner la tête. Il peut même nous faire nous oublier…

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Cohérence de soi et du monde

Cohérence de soi et du monde

 

On est soi-même avec ce qu’on porte intérieurement. Ce qu’on amène de notre vécu, transporté partout avec nous. Voyage dans nos chimères, présent partout où l’on est.

Des personnes entrent et sortent de nos vies, et ce constamment, c’est la permanence de l’impermanence de la vie, deux lois paradoxales qui coexistent et permettent l’homéostasie d’une forme unique qu’est la Vie.

L’insensé de l’irraisonné n’est pas censé être raisonné, mais déraisonne plus qu’il ne peut irraisonné.

Le petit calembour fou, la folie de la créativité, la créativité de l’inespéré, la créativité source inépuisable de vie et témoin de l’être bien vivant et passionnant, et surtout méritant de ce qu’il souhaite, se donne les moyens de palier sa frustration par un imaginaire débordant…

 

 

Sait-tu pourquoi les feuilles des arbres sont vertes la plupart du temps?
Cela permet de contraster avec le ciel, qui est bleu. Leurs pigments sont sélectionnés naturellement en fonctionne de cela.

Le monde s’est construit de tel sorti à se différencier tout en faisant qu’un, en variant, ne laissant pas de routine s’installer alors qu’il pouvait.

Les humains créent par lui-même fonctionne sur le même modèle et apportent eux aussi de la variété. Du coup, plus le temps passe, plus le monde offrent à découvrir. On ne peut se lasser et avoir tout découvert. Cela permet de maintenir notre excitation à apprendre , à découvrir, éveiller notre curiosité la plus profonde et ainsi donner ou plutôt conserver un sens à la vie, à notre vie.

 

Insécurité sociale | Associations libres

Insécurité sociale | Associations libres

monde moderneL’idéologie sociale dominante aujourd’hui est le Progrès.

Le plaisir se trouve à l’extérieur, le bonheur à l’intérieur. Les Don Juan (pratiquant le don juanisme) passent à côté de l’amour vrai, ainsi du bonheur, une joie qui dure et non un plaisir éphémère qui laisse vite insatisfait. Constamment en quête, ils sont comme drogués. Toujours à devoir séduire plus, pour obtenir la même « dose » de sentiments d’exaltation et d’illusions amoureuses. Leurs beaux discours sont issu du piège dans lequel ils sont eux-mêmes prisonniers. Don Juan court après l’amour, après lui-même, car il se fuit et se cherche à la fois. Enfermé dans un paradoxe pernicieux, il souffre. Cette joie à chaque histoire naissante, due à l’effet nouveauté de cette apparente pureté est une construction imaginaire dans laquelle il s’est coincé.

L’argent fait-il le bonheur ?
Il crée des emmerdes quand on n’en a pas, et aussi quand on en a…
Aujourd’hui, la classe moyenne est élargie. Pourtant, même les classes anciennement dites « aisés » tel que les intellectuels, chercheurs, ingénieurs, se sentent en crise, démunis et « sans argent ». Objectivement, ils n’ont pas l’air en difficulté financière. Pourtant, la diversité que nous avons créée, la course effrénée à la consommation dans laquelle nous nous sommes lancées, afin de « produire plus pour gagner plus », nous as piégés. On s’est retrouvé dépassé par notre propre jeu. Ce jeu social insidieux et absurde qu’est le « mieux que ». Tous cherchent à dire, regarde « je suis mieux que » « je fais mieux que » « j’ai mieux que ». Le « mieux que » est une prison. Une réalité voilée mais dont nous avons conscience, par l’enseignement, l’éducation, mais surtout par notre souffrance et notre réalité d’existence. Vivre aujourd’hui, c’est être par rapport à une quantité. On est défini par un chiffre. Un chiffre essentiellement virtuel, superficiel, simplement inscrit sur des écrans. Ces écrans que l’on invente à l’infini, qui tuent nos capacités visuelles, nous obligeant à porter des corrections. Ces technologies qui nous asservissent tant on ne peut sans passer. On se rend dépendant d’objet matériel. Pourquoi ce côté nécessité d’objet transitionnel, multiplié de plus en plus, à tel point que ça perd tout sens ?  C’est bien la preuve que l’Homme est angoissé. Angoissé d’être dépassé par ces propres inventions, sa propre conscience d’exister. Angoissé d’être et surtout de se savoir mourir un jour. Quitter un monde qui à l’air passionnant car de plus en plus riches d’objets en tout genre, de possibilités diverses, le « game » de la vie à l’air fun, l’abandonner (suicide) c’est perdre. Mourir c’est ne plus pouvoir en profiter. Tous en concurrences, un parmi d’autres, on finit par se sentir oppresser. Tous ces humains, de plus en plus nombreux semblent dire qu’on est loin de la fin de l’espèce. Qu’on est prospère puisqu’on se perpétue. La croyance dépasserait-elle l’illusion ? La réalité serait-elle si puissante qu’associé à notre imagination, elle provoquerait une illusion d’optique la plus illusoire qui soit ? L’ego de l’homme le pousse-t-il à s’aveugler ? Ce besoin de toute-puissance masque-t-il des pulsions de mort ?
L’adulte d’aujourd’hui est un enfant ignorant. Plus il tente de se construire, plus il se déconstruit. En tentant de « faire » le monde, il se fabrique Son monde, et vit dans une bulle d’illusions. Son égo se manifeste, fort et vindicatif lorsqu’il fabrique. Il fabrique car il se prend pour Dieu. Il s’invente un être supérieur et fait tout pour lui ressembler. Il tente de croire parfois, qu’il est presque lui ou qu’il l’est(Dieu). Folie d’un seul homme ou Folie sociale ? La folie existe-t-elle réellement ? N’est-ce pas la manifestation, le signe, le porte-parole de cette société qui déraisonne ? Ou au contraire qui raisonne trop au point de se tuer elle-même en se privant d’affect ? L’affectivité est une intelligence, car nos émotions, nos sentiments sont notre humanité. On se sent en relation avec d’autres physiquement, on se sent être, on se reconnaît, on s’identifie.
La folie est une étiquette. Une construction sociale. La norme n’existe pas puisque le principe d’un être humain et d’être unique et singulier, irremplaçable. Est traité de fou celui qui menace l’état politique établi, l’ordre social. Celui qui est susceptible de faire bouger les choses ou de révéler au grand jour en étant la preuve de cette déconstruction mondiale opérant chaque jour invisiblement.

L’emploi, ce mot est aujourd’hui synonyme d’insécurité. En trouvera-t-on ? Le gardera-t-on ? Jusqu’à quel âge travaillera-t-on ?
Nous avons le sentiment d’être pris au piège, gagner par la peur. L’estime de soi brisée, par cette menace constante d’être sans emploi, sans revenu. Sans finances dans une société, dans un monde où sans argent, sans chiffre, nous ne sommes plus rien. Respirant mais comme mort. Présent mais tenu absent.

Ce monde avance, il avance vite, trop vite. « Trop » par rapport à nos capacités. À trop vouloir se surpasser, repousser les limites, on s’enfonce dans le néant. Toutes ces molécules inventées par l’humain, chamboulant l’éco-système, nous détruisant. On se mène à notre propre mort, celle de l’espèce humaine. On se dit « oh non, il nous reste un bon siècle à vivre, au moins », mais quand on passe d’une invention telle qu’un téléphone fixe à portable en quelques décennies, puis d’un ordinateur portable à une tablette en moins d’une décennie, de baladeur Cd à MP3 en deux ans, de nouveaux smartphones en quelques mois, combien de temps pensez-vous qu’il nous reste ?

Toutefois, mon pessimisme est gagné par l’espoir quand j’entends parler de grands esprits, des milliers d’idées ingénieuses, belles théoriquement, prétendant être solutions à de nombreux problèmes. Il nous reste plus que l’optimisme comme voie du vivre, et l’égoïsme pour profiter du temps qu’on a à être.

Ego

Ego

Un monde harmonieux est un homme avec la nature.

Nous ne sommes pas ce que nous croyons être, ce que l’on pense être.

Nous ne voyons pas ce que l’on croit voir.

Se sentir regarder par l’autre, choisit, n’est qu’illusion, n’est qu’ego.

Ce n’est que notre propre désir envers nous-même projeter sur l’autre, dans l’espoir que cet autre nous sauve.

Se sauver de soi-même et se confirmer, se dire l’autre m’aime alors je peux m’aimer, l’autre même parce que je mérite d’être aimé.

L’autre m’a élu, m’élève, me saisit, je suis là, j’existe, peu importe que lui aussi soi une entité telle que Moi.

De cet instant ne reste plus que notre amour-propre, l’amour de soi-même qui naît dès lors.

Ce moment où l’on dit parmi tous les gens présents, c’est moi et moi seul que cet autre regardait, comme captivé, comme voulant communiquer.

Sous-entendre, je suis mieux que tous ces autres présent mais non regardé, tout ça, seulement cela, par un regard, ni un mot ni un geste, juste une direction, juste un mouvement faiblement perceptif furtif, un regard…

Maître de soi-même, de sa propre vie

Maître de soi-même, de sa propre vie

Regarder positivement les autres, montrez votre encouragement. Faites leur sentir que tout est possible, que vous voyez en eux que leurs seules limites sont les barrières qu’ils se créer et qu’à tout moment elles peuvent être abolies. Montrez leur votre amour. Oui parce que toutes ces petites attentions sont du type « petites actions, grandes conséquences ». C’est le moteur même de l’agir du vivre. Le moteur dont vous-même vous avez besoin et qui vous reviendra par une sorte de « karma » si vous le faites. En attendant, vous aurez le plaisir d’avoir contribué à changer la vie de quelqu’un, d’avoir déposé votre petite graine, une influence qui par d’autres influences font arroser, changer et germer. Ainsi, de plus en plus, vous contribuerez à changer ce monde et non plus seulement une vie, ce sera plusieurs vies qui seront réjouies, amélioré, joyeuse.

 Le travail que l’on fait pour et sur soi, est le travail qui ne perd jamais de valeur. 

Chacun vit sa vie comme il l’entend, même s’il y a des normes, une certaine base sociale qu’il convient mieux de respecter (comme l’hygiène, se laver par exemple) personne n’a le droit de juger.
Celui qui juge toujours devrait regarder en lui, car l’effet miroir et toujours présent et s’il dit du mal des autres, c’est probablement avant tout, qu’il voit, renie du mal en lui.

On a tous une force cachée, puissante qui attend de se déployer…

Chaque être est unique et mérite qu’on lui accorde de l’attention pour l’aider à se développer, pour l’aider à guérir ses blessures, réparer son cœur et cicatriser son âme.

Chaque être est présent pour ce qu’il peut offrir, il faut tenter de découvrir ce que c’est, ce que tel personne peut nous apporter, ce que nous-même pouvons apporter.

« Tu es la réalité d’une totale prise de conscience. »

Saisis cette conscience. Utilise ton savoir et agit.

 

Univers

Univers

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La clé de l’univers est de comprendre qu’il est un mystère qui demeurera tel.

Saisir soi-même, c’est saisir une partie de sa structure. De cette suprême et pure connaissance naît le savoir-et-désir d’être, ainsi éclot la plénitude.

La légèreté de la plénitude : quand j’ai découvert le bonheur, je me suis sentie si légère, si libre, et à la fois si pleine, dans le sens pleine d’énergie et de vibrations d’amour, de joie, de positif, de motivation, de ce qui nous pousse à vivre…

Les merveilles du monde sont ici et maintenant.
Soyons content, satisfait de ce qu’on a, et désirerons moins ce que nous n’avons pas.
Rester ouvert, observer les possibilités qui s’offrent à nous, faire face aux obstacles de la vie pour arriver à un finale meilleure. Un final heureux.

Il est important de croire aux bonnes choses et de diminuer ses pensées négatives.
Se dire : « Je fais confiance à la vie et je me fais confiance. »

Les peurs viennent de notre propre pensée. Par conséquent ce qui nous entoure, n’est pas responsable. La cause, c’est notre façon de percevoir et d’accueillir ce que l’on voit.

« Normal » expression banale, simpliste et dépourvue de sens.
Inutile de chercher la normalité, elle n’existe pas.

La sensation la plus agréable est de se sentir libre, sans jugement, que ce soit de soi ou émanant des autres.

Une de nos réussites est de parvenir à se dire : « La vie m’a offert de belles choses.
Je n’ai plus peur de mourir parce que je l’accepte, parce que je suis une personne heureuse, je me sens bien. »

Le bonheur ne se ressent qu’en rapport à son contraire, le malheur. Ressentir la souffrance nous arrive à tous et nous permet de prendre conscience de la joie qui s’ensuit et la remplace. Cette dichotomie d’apparence fermée et pernicieuse nous aide à discerner notre état intérieur, jauger notre bien-être et savourer ce que l’on ressent, ce qui est.
Mieux vaut un bonheur éphémère qu’une routine éternelle.

Oublier la recherche de la perfection, préférer la satisfaction de soi, être en accord avec soi-même.

S’intéresser à l’autre, prendre plaisir à voyager dans un autre monde, entrer dans sa perception,  ressentir de nouvelles choses, découvrir encore et encore, et ainsi grandir.

« Embrasse l’univers de ton prochain, et il s’ouvrira à toi »

On me dit que « je bouge tout le temps », « besoin de mouvement », « dans la rapidité »
Être constamment en mouvement, me permet d’évoluer, et à mon sens de rester dans la vie. Ainsi, je quitte en quelque sorte la caverne de Platon (une prison aux apparences de liberté, ou une liberté faite d’illusions donnant l’apparence de prison), laisse mes habitudes, abandonne la sécurité et vibre de ce que j’explore.

Le problème des discours spirituel est cette apparence sectaire. Un tel discours est difficile à transmettre de manière neutre, sans paraître « illuminé » « déjanté ».
On peut tous se prétendre « révéler »,mais de quoi? Moi-même tel un prophète, je dirais (c’est du second degré), « Croyez en moi, revenez à votre état primitif, donner votre assentiment, ne réfléchissez plus. Laissez-vous allez à moi, faite moi confiance, je suis d’une telle puissance énergétique, on se transmet et on se guérit, et vous pouvez constater que je ne prétends pas vous guérir seulement vous, mais me guérir aussi ce qui témoigne de la force que vous possédez aussi, maintenant guérissez »

L’autre problème avec ce type de message (qui vise à transmettre bonheur et bienveillance) est qu’on ne peut toucher, que ceux qui sont déjà convaincus, c’est-à-dire qui ont un vécu propice à recevoir ce que l’on dit, le point de vue que l’on défend.

 

Inconnue mais familière

Inconnue mais familière

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God Speed, Edmund Blair Leighton

Un homme. Une femme. Aux abords d’un entretien professionnel. Banalité de la vie. Imprévisibilité de l’amour.

Dans cette pièce, quelques mètres carrés, mais de la distance bien assurée entre nous.
Paradoxalement règne chaleur et confiance, un climat de sécurité est instauré.

Je portais une cravate noire, une chemise rouge, sans veste et un pantalon noir. Comme par télépathie, synchronisée par cette puissante longueur d’onde que nous partageons, elle portait un pull rouge et un jean noir. Du haut de mon mètre 80, il me semble faire une bonne tête de plus qu’elle. Elle est svelte, et semble dissimulée les muscles de sa nature dynamique et sportive. Je me sens happée, par ce qui émane de son être. Ses courbes harmonieuses, son esthétique parfaite comble le génie de son esprit.

Émut de cette prestance. Force de sa présence. Là, ensemble. Différences manifestes mais similitudes disperses. Intériorité complémentaire et commune nous réunissant. Joie et contentement de ces échanges.

Un au revoir à la fois simple et mémorable. Dure séparation que cette action. Sur le pas de la porte, pèse ce lien imperceptible. Alchimie indescriptible. Je me sens envoûter par cette personne époustouflante et irrésistible. Je me sens hors de contrôle et envahie de mille sensations.

L’envie de me pencher, la saisir et l’enlacer.

Son regard intense m’éprend. Elle semble paralysée et hésitante. Je suis bouleversé et gêné. Des questions défilent dans ma tête: Que faire ? Comment agir ? Que pense-t-elle ? Remarque-t-elle mon embarras ? Croit-elle que je vais m’envoler avant qu’elle eût fini sa phrase ? Cette manière de me retenir et la mienne de ralentir… L’envie de se quitter ne se fait pas sentir. On est obligée, on le sait. On ne le veut pas. Mais à quel point ce qu’on veut qu’il advienne ou non dépend de nous ? Peut-on vraiment rester planter là éternellement…Le temps continue à s’écouler, et ce, bien qu’il semble ralentit. Ralentit de sa saveur, de sa senteur, de cette conscience de chaque élément. Eléments perceptibles, audibles, tels les battements de nos cœurs que l’on ne peut ignorer. Délicat touché invisible, que cette réciprocité inexplicable. Nous sommes entourés de cette énergie mystérieuse et inconditionnelle.
Le sent-elle ? Mon envie irrépressible de toucher ses lèvres ? Le désir-t-elle ? Pourquoi suis-je si soudainement démunis…Se laisse-t-elle avoir par mon paraître considéré souvent comme froid et distant malgré la sensibilité que j’exprime ? Comprend-elle cette souffrance qui m’anime malgré que mon corps est déjà presque parti ? Sait-elle que je souhaite aussi prolonger ce moment ? Remarque-t-elle que mon corps(coeur) tout entier défailli en un instant ?

Et puis, je pars.
Je baisse les yeux, et de cet élan dont je ne peux me défaire, j’entame un pas rythmé.  De cet air habituel empressé dont je ne peux m’absoudre, me voilà loin. Un peu plus à chaque pas. Un peu plus gagné par le manque, l’absence, et l’indolence de ce qui n’advint jamais.

 

Rupture amoureuse

Rupture amoureuse

C’est un nom que je ne veux plus entendre,
C’est un nom que je ne veux plus voir,
C’est un nom que je veux oublier,
C’est un nom qui n’existe plus.

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Vieil homme dans la douleur, Van Gogh

Vaste chimère
N’est que fumée
Termine dans la mer
Poudre aux yeux fermée
Illusions pétillantes
Envahi au demeurante

Souvent, une rupture ça fait mal. Ça peut détruire psychiquement, et même physiquement. Comme anesthésié, paralysé, sans vie. Sans compréhension, sentiment d’insensé et d’inutilité, à quoi bon être ? Que faire maintenant?
On se sent incompris de ceux qui en sont témoins, car « le temps permet d’oublier » nous dit-on. La promesse d’une cicatrisation, qu’on attend parfois infiniment…
On se sent démunis et faible face à ceux qui sont là pour nous réconforter.
« Réconfort »= dépendance? Parfois, dur à accepter…Un coup de plus au moral…

L’amour donne envie de rire, se dépasser, être régulier dans sa vie.

La rupture étant une cessation, c’est la cessation de notre vitalité qui semble atteinte de cette privation inattendue d’amour. Notre leitmotiv s’en trouve bouleversé, rompu, outragé. Déchirement de soi dans une explosion de zizanie intempestive. Surgit de son insoupçonnable obscurité, un mal déconcertant, ahurissant. Brusque, il nous étourdit. Intérieurement, c’est le chaos. Plongé dans un désordre mental, on se sent perdu.

Nier.

Cette impression que les problèmes qui apparaissent sont solubles et temporaires. Pourtant, ils s’entassent. De plus en plus, ils s’accroissent et on ne sait plus que faire.

On détruit ses ambitions par amour…
Détruire l’autre ou soi-même: par agressivité, reproches, espionnage, demande excessive et irrépressible ou tout autre forme d’injonctions absurdes et vaines de satisfaction. Bref, « on s’fait du mal » dit Black M dans une musique.

On ne s’encourage plus
On doute de plus en plus
On est sur un fil

L’un a besoin de se faire-valoir, de se vanter pour exister, donc séduit.

S’ajoute le perfectionnisme, l’illusion de l’amour idéal.
L’erreur fatale est de croire qu’un couple peut être tout rose.

Parfois, avec certaines personnes, une alchimie naît d’emblée. Virulente, éreintante, emportante, on est totalement envoûté. Enivré de cette entité physique, on pense l’être d’amour. Illusion insoupçonnée que provoque la fougue hormonale envahissante de notre corps. Pulsions sauvages et irrépressibles. Ce n’est qu’un désir sexuel, dont la relation aboutira à de moins en moins de partage sur des plans autres que physiques. S’en suivront alors déceptions des échanges, frustrations.
Alors, on se cherche constamment, mais on ne se trouvera jamais, on ne peut être qu’amant…

Réaliser, conscientiser, passer à autre chose.

Je l’ai oublié. L’aimer n’est pas pour moi. Il m’a fallu du temps pour le comprendre. Ce n’est pas grave, je sais qu’il y’en aura un autre et que ce sera mieux.  Il a suscité des choses agréables, mais aussi un cycle destructeur. Si nous en sommes venu à cette fin, il y a des raisons, parfois d’apparence minime et dissimulées, mais bien présentes, dont l’importance n’est pas à minimiser.

Heureusement, une personne de l’entourage peut être là pour aider. Forte de sa lumière vive et encourageante, de son énergie inépuisable et indomptable, communicante de joie elle nous éclaire de lucidité et de volonté.
Celle qui était là pour moi m’a tenu jusqu’à ce que j’aille bien.
Puis comme un enfant qui marche m’a lâcher la main.

Il a joué, il a perdu. On ne joue pas avec les sentiments d’une femme.